Pour Adil Rami, le match nul concédé par l'Olympique de Marseille face à Strasbourg (2-2) est bien plus qu'un simple accident tactique. L'ancien défenseur international y voit la manifestation d'un mal profond : une équipe qui évolue sous l'emprise de la peur.
Un mental qui flanche malgré l'avantage
Selon l'ancien Marseillais, champion du monde en 2018, le problème est avant tout psychologique. Même lorsqu'ils mènent de deux buts, les joueurs basculent dans une spirale négative. Au lieu de chercher à creuser l'écart, ils s'enferment dans l'attente angoissée du but adverse, persuadés que tout avantage est précaire. Cette mentalité, estime Rami, est particulièrement préjudiciable dans un club où la pression est immense.
Le poids du maillot olympien
Porter les couleurs de l'OM exigerait, d'après lui, une force mentale exceptionnelle que tous les footballeurs ne possèdent pas. Cette exigence expliquerait pourquoi certains talents déclinent les offres du club phocéen, redoutant l'environnement passionné et exigeant du Vélodrome. La récente humiliation infligée par le PSG (5-0) et les scénarios identiques contre le Paris FC et Strasbourg confirmeraient cette incapacité chronique à gérer les fins de match sous pression.
Un chaos qui dépasse le terrain
La situation est d'autant plus critique que l'instabilité règne également en coulisses. Le départ officiel de Medhi Benatia, le directeur du football, crée un vide au sommet de la direction sportive. Ce séisme administratif survient juste après le limogeage de l'entraîneur Roberto De Zerbi, laissant le duo intérimaire Abardonado-Ferrier seul pour gérer une équipe en pleine tourmente mentale. Dans ce contexte, la mission de redonner un souffle à cette fin de saison apparaît comme un défi colossal.
Laisser un commentaire