À la veille de la grande finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, l'ancien défenseur international marocain Younès Kantari ne laisse planer aucun doute. Pour lui, la victoire des Lions de l'Atlas ce dimanche à Rabat n'est pas une simple ambition, c'est une nécessité absolue pour la nation hôte.
La force collective, clé du succès marocain
Kantari, qui évolue actuellement au FC Nantes, met en avant la cohésion et la progression constante de l'équipe dirigée par Walid Regragui comme ses principaux atouts. Il souligne que c'est cette solidarité à toute épreuve et la capacité à effectuer des rotations dans l'effectif sans perdre en qualité qui ont permis au Maroc d'atteindre ce stade. L'ancien joueur a été particulièrement impressionné par la performance en demi-finale face au Nigeria, qu'il considère comme le sommet de leur parcours dans ce tournoi.
Il explique que si le talent individuel est indéniable au sein du groupe, c'est bien l'esprit d'équipe qui fait la différence dans les moments décisifs. Cette philosophie, qu'il dit partager dans son club français, est selon lui parfaitement incarnée par la sélection marocaine, capable de faire tourner son milieu de terrain et son attaque en maintenant un haut niveau de jeu.
Un Sénégal affaibli pour le choc final
Face aux Marocains, le Sénégal devra composer avec des absences de taille. Le pilier défensif et capitaine Kalidou Koulibaly est forfait suite à une blessure musculaire contractée en quarts de finale. À cette indisponibilité majeure s'ajoute la suspension du milieu de terrain Habib Diarra, écarté pour accumulation d'avertissements.
Ces deux défections obligent le sélectionneur Pape Thiaw à repenser son dispositif, avec une défense centrale probablement confiée à l'expérimenté Abdoulaye Seck, aux côtés de Moussa Niakhaté. Une réorganisation qui intervient au pire moment, face à une attaque marocaine en pleine confiance.
Une occasion historique à saisir
Le Maroc, lui, aborde cette finale avec un groupe au complet et la ferveur d'un stade Prince Moulay Abdellah acquis à sa cause. L'enjeu est immense : décrocher une deuxième étoile sur le maillot, un demi-siècle après le premier et unique sacre continental remporté en 1976. Pour Kantari, la pression est totale, mais elle correspond au statut de favori et d'hôte. Dans son esprit, il ne s'agit plus de prévoir un résultat, mais de constater une évidence : le trophée doit revenir au Maroc.
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