La fièvre monte à Rabat à l'approche du choc tant attendu. Ce dimanche, les Lions de l'Atlas affrontent les Lions de la Teranga pour le titre suprême de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Derrière la promesse d'un sommet technique entre deux sélections de très haut niveau, un paramètre historique pourrait jouer les trouble-fêtes.
Le poids écrasant de l'avantage domicile
Un fait, souvent évoqué à mi-voix dans les couloirs, s'impose avec la force d'une évidence statistique. Dans l'histoire récente du tournoi, les nations organisatrices qui atteignent la finale affichent un taux de réussite vertigineux. Sur les trente dernières années, elles remportent le trophée dans huit cas sur dix lorsqu'elles franchissent l'ultime marche.
De l'Égypte sacrée en 2006 à la Côte d'Ivoire victorieuse lors de l'édition précédente, la « magie du domicile » s'est souvent révélée décisive. La dernière équipe à avoir échoué en finale sur ses terres remonte à 2000, avec le Nigeria. Ce dimanche, devant 65 000 supporters marocains en fusion au Grand Stade de Rabat, Walid Regragui et ses joueurs entendent bien perpétuer cette tradition et transformer l'enceinte en forteresse imprenable.
Le Sénégal face à son démon historique
Pour le Sénégal de Pape Thiaw et Sadio Mané, cette donnée résonne comme un avertissement. L'équipe traîne en effet le souvenir d'échecs cuisants face à des nations hôtesses, à l'image de la demi-finale perdue en Égypte en 2006. Cette difficulté récurrente à inverser la dynamique locale est identifiée par de nombreux observateurs comme le principal obstacle à surmonter.
Les statistiques, implacables, dessinent un scénario où le Sénégal endosserait le rôle de l'outsider, en dépit de la qualité indéniable de son effectif. Le défi est de taille : il ne s'agira pas seulement de battre onze joueurs marocains, mais bien de défier une loi du football continental qui semble presque immuable.
Pour renverser la vapeur et offrir un deuxième titre continental à leur pays, les Lions de la Teranga devront réaliser un exploit monumental. Ils tenteront de faire mentir les chiffres et d'empêcher le public marocain de célébrer un sacre que l'histoire, jusqu'ici, semble leur avoir déjà destiné.
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