Le Real Madrid a officialisé ce lundi la fin de la collaboration avec Xabi Alonso, mettant un terme à son mandat d'entraîneur après seulement sept mois. Si le club a évoqué une séparation d'un commun accord, plusieurs sources internes indiquent que la décision émanait principalement de la direction madrilène.
Le conflit Pintus, point de rupture
L'élément déclencheur de cette séparation brutale a été la question du préparateur physique Antonio Pintus. Alors que le club assurait encore dimanche soir que le technicien basque resterait en poste, tout a basculé en moins de 24 heures. Convoqué à Valdebebas pour analyser la défaite en finale de la Supercoupe d'Espagne face au Barça, Alonso s'est vu demander de réintégrer Pintus au sein du staff technique pour superviser la condition physique des joueurs.
Le préparateur, écarté par l'ancien milieu de terrain à son arrivée et relégué à un poste sans lien direct avec l'équipe première, incarnait un désaccord profond. Le club estimait que les méthodes d'Alonso et ses exigences tactiques épuisaient mentalement et physiquement le groupe. Pour l'entraîneur, modifier son staff constituait une ligne rouge infranchissable. Signe des temps, Pintus a retrouvé ses fonctions auprès de l'équipe première moins d'une heure après la nomination d'Alvaro Arbeloa comme successeur.
Des résultats et un jeu en berne
La confiance de la direction envers Alonso s'était fragilisée à la suite de la lourde défaite concédée contre le Celta Vigo début décembre, puis confirmée par un revers face à Manchester City. Malgré une série de cinq victoires consécutives par la suite, les observateurs notaient une perte de crédit au sein de la hiérarchie depuis le match au Bernabéu.
Les dirigeants exigeaient des progrès, notamment sur le plan physique des joueurs, mais n'ont pas constaté d'évolution significative. La promesse d'un football attractif et renouvelé, perceptible lors des deux premiers mois et lors de la Coupe du monde des clubs, s'est rapidement évaporée. La pression haute mise en place a disparu après la défaite contre l'Atlético en septembre, et l'approche lors du dernier Clásico ressemblait étrangement à celle de la saison précédente.
Une relation tendue avec le vestiaire
La gestion des relations avec certains cadres a également pesé dans la balance. Le cas de Vinícius Júnior, en difficulté de forme, n'a pas convaincu la direction. Des tensions avec d'autres éléments, comme Fede Valverde, ont contribué à dégrader l'ambiance générale au sein du groupe.
Cette saison contrastée, marquée par un excellent départ avec 13 succès en 15 matches, a finalement tourné au vinaigre. L'épisode du Celta Vigo et les réactions de Vinícius lors du Clásico ont semblé constituer un tournant, au-delà des seuls résultats, révélant une équipe en manque d'identité et de projet de jeu clair.
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