Dans le tumulte de la crise madrilène, une autre histoire, bien plus belle, s'est écrite mercredi soir au stade Carlos Belmonte. Albacete, pensionnaire de Segunda, a réalisé l'exploit en éliminant le Real Madrid de la Copa del Rey, marquant le but de la victoire dans les ultimes secondes de la rencontre. Un scénario que leur entraîneur, Alberto Gonzalez, avait littéralement vu venir.
Une prédiction de vestiaire devenue légende
Avant le coup d'envoi, dans l'intimité du vestiaire, l'entraîneur d'Albacete a tenu un discours qui restera dans les annales du club. Il a rappelé à ses joueurs qu'aucune victoire face au Real Madrid ne figurait au palmarès du club. Mais il a ajouté que cette page d'histoire était restée blanche pour une seule raison : elle était réservée à ce soir-là, à cette équipe. Une déclaration prophétique, immortalisée par des images et qui a galvanisé le groupe.
Un exploit contre l'histoire et les statistiques
L'exploit prend toute sa dimension à la lumière du lourd passé entre les deux formations. Les deux clubs ne s'étaient plus affrontés depuis 2005. Sur quatorze confrontations au total, le Real Madrid en avait remporté onze, pour trois matchs nuls. Albacete n'avait marqué que trois buts en tout contre le géant madrilène. Mercredi, ils ont pratiquement doublé ce total en une seule soirée, inscrivant le but le plus précieux de leur histoire récente face aux Merengues.
La Supercoupe en ligne de mire après les éliminations
Cette élimination du Real Madrid, qui suit de près une autre déconvenue, relance le débat sur le format de la Supercoupe d'Espagne. Un autre technicien, José Alberto du Racing Santander, qui affronte le jeudi, a ironisé sur le système, soulignant que la compétition était conçue pour accueillir le Barça et le Real. Il a questionné l'intérêt du tournoi en leur absence, bien que le format actuel permette également la qualification des deux premiers de Liga.
Mais pour une nuit, ces considérations financières et formatelles sont passées au second plan. À Albacete, on ne retient qu'une chose : la parole de leur entraîneur s'est réalisée. Alberto Gonzalez n'a pas seulement préparé un match, il a écrit un destin. Et ses joueurs l'ont rendu réel, d'un coup de pied fatal dans les derniers instants du match, créant un souvenir indélébile pour tout un club.
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