L'Allianz Stadium de Turin s'apprête à vibrer pour l'un des chocs les plus attendus de la saison de Serie A. Le 25 janvier prochain, la Juventus reçoit Naples dans une rencontre capitale pour la course au titre, où se mêlent rivalité historique et duel d'entraîneurs de haut vol.
Un classico italien aux enjeux brûlants
La tension est palpable à l'approche de cette confrontation. Au classement, seulement deux points séparent les deux formations, avec toutefois un match en moins pour les Napolitains. Un avantage potentiel qui pourrait s'évaporer d'ici là, tant le calendrier des deux équipes est chargé. La Juve disputera deux rencontres de championnat et une en Ligue des Champions avant cette échéance, tandis que Naples enchaînera trois matches de Serie A et un en C1.
Des effectifs sous tension
La gestion des effectifs et la fatigue seront des paramètres déterminants. Naples, en particulier, navigue en eaux troubles avec une liste de blessés préoccupante au milieu de terrain, limitant les possibilités de rotation. L'absence de Kevin De Bruyne, hors des terrains jusqu'en mars, pèse lourd. Les retours de Billy Gilmour et Frank Zambo Anguissa, après deux mois d'indisponibilité, sont néanmoins une bouffée d'oxygène. Le cas Romelu Lukaku, qui n'a toujours pas joué cette saison après sa blessure d'août, reste une inconnue.
Du côté turinois, Luciano Spalletti doit composer sans son attaquant Dusan Vlahovic et le défenseur Federico Gatti. La blessure du Serbe ouvre la porte à une bataille interne entre Jonathan David et Lois Openda pour le poste de pointe.
Le duel des stratèges
La rencontre prend une saveur particulière avec l'affrontement entre les deux techniciens. Antonio Conte, légende de la Juventus en tant que joueur et entraîneur, fait son retour à l'Allianz Stadium, mais dans le camp adverse. Face à lui, Luciano Spalletti, l'homme qui a ramené le Scudetto à Naples après 33 ans d'attente en 2023.
Leurs échanges récents ont ajouté du piment à la rencontre. Conte a récemment estimé que Naples n'était pas encore au niveau des grands clubs du Nord, comme la Juventus, l'Inter ou le Milan, en pointant des infrastructures inférieures. Une déclaration interprétée comme une tentative de pression psychologique. La réponse de Spalletti a été surprenante : il a donné raison à son homologue, affirmant avec une pointe d'ironie qu'à son arrivée à la Juventus, il avait même trouvé un mur pour les coups francs plus performant.
Une revanche en vue
La Juve aura une revanche à prendre. La première manche, en décembre au Stadio Maradona, s'était soldée par une victoire napolitaine (2-1). Cette défaite reste à ce jour la seule concédée par Spalletti depuis sa prise de fonction à Turin en octobre. Un détail qui ne fera qu'attiser la motivation des Bianconeri pour ce choc au sommet, où chaque détail tactique et mental pourrait faire la différence dans la lutte pour le titre.
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