L'Allianz Stadium a vibré lors du festival offensif de la Juventus, mais le technicien Luciano Spalletti refuse de se laisser griser par le score. Après le large succès (5-0) face à l'US Cremonese ce lundi 12 janvier, l'entraîneur des Bianconeri a immédiatement remis les pendules à l'heure, estimant que son équipe n'était pas encore au niveau des grands favoris du championnat.
Une victoire teintée de réalisme
Profitant des contre-performances des trois premiers du classement lors de la précédente journée, la Juventus a parfaitement rempli sa mission. La rencontre a pourtant débuté de manière insolite avec un but contre son camp de Gleison Bremer, qui a malencontreusement détourné une frappe de Fabio Miretti. Malgré un penalty manqué par Kenan Yildiz, repoussé sur le poteau par Emil Audero, la Juve a confirmé sa domination par la suite, forçant un autre but contre son camp et concluant par une tête de Weston McKennie.
Spalletti lui-même a reconnu que son équipe avait eu de la chance, notamment sur l'annulation par la VAR d'un penalty pour Cremonese. Il a également partagé l'avis des consultants télévisés en jugeant que les deux penaltys sifflés lors de la rencontre n'auraient pas dû l'être.
Le grand écart avec l'élite
Si ce résultat permet à la Vieille Dame de revenir à hauteur de Naples et de la Roma avec 39 points, la hiérarchie reste à préciser. Inter, Naples et le Milan AC ont en effet un match en retard à disputer cette semaine. Le choc de ce week-end contre Naples d'Antonio Conte constituera un test autrement plus significatif.
L'entraîneur turinois a fixé la barre très haut en citant le récent choc entre l'Inter et Naples comme exemple de « football de haut niveau, offensif et porteur d'idées ». Il a clairement indiqué que des progrès substantiels étaient nécessaires pour que son groupe atteigne ce standard, tout en exprimant sa confiance dans la capacité de ses joueurs à évoluer rapidement.
Un avenir personnel en pointillés
Malgré un bilan impressionnant depuis son arrivée en novembre – 24 points glanés en Serie A, soit le deuxième meilleur total sur la période – la situation contractuelle de Spalletti intrigue. Son engagement court seulement jusqu'au 30 juin, sans clause de prolongation automatique, même en cas de qualification en Ligue des Champions.
L'ancien sélectionneur de l'Italie, limogé de son poste en équipe nationale, affiche un détachement total vis-à-vis de cette question. Il explique que sa seule motivation est de retrouver, grâce à ses joueurs, l'émotion pure du football. Il a même évoqué avec humour une forme de superstition, refusant de parler de son contrat avant un match pour ne pas porter malheur à son équipe.
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