À la veille d'affronter le FC Barcelone en demi-finale de la Supercoupe d'Espagne, Iñaki Williams, le capitaine de l'Athletic Bilbao, n'a pas fait machine arrière. L'attaquant international ghanéen a maintenu son positionnement critique concernant le choix de disputer la compétition en Arabie Saoudite, un sujet qui avait déjà fait polémique la semaine dernière.
Un problème pour les supporters
Williams avait initialement exprimé son mécontentement de manière très directe, pointant du doigt les difficultés logistiques et financières pour les supporters basques souhaitant se rendre au Moyen-Orient. Il avait également évoqué l'ambiance souvent défavorable dans les stades saoudiens, où le public soutient majoritairement le Real Madrid ou le Barça.
Face aux médias locaux à Jeddah, le joueur de 31 ans a reconnu que son choix de mots initial pouvait être discuté, mais il a réaffirmé le fond de sa pensée. Il a expliqué que son entraîneur, Ernesto Valverde, plus expérimenté dans la gestion médiatique, lui avait conseillé d'apaiser le débat. Pour Williams, le cœur du problème demeure : l'éloignement géographique pénalise avant tout les fans de son club.
L'Athletic en mode Cendrillon
Malgré ce contexte, l'Athletic aborde le match avec l'état d'esprit de l'outsider. Williams a déclaré apprécier ce statut de « Cendrillon », qui selon lui libère la pression et permet de surprendre. Le club basque, vainqueur de l'épreuve en 2021 face aux deux géants madrilène et catalan, espère rééditer cet exploit pour relancer une saison en demi-teinte.
De son côté, l'entraîneur Ernesto Valverde a adopté un ton réaliste. Il a tacitement reconnu que la présence financièrement attractive du Real Madrid et du Barça était le moteur principal de l'organisation de l'événement en Arabie Saoudite. La Fédération espagnole (RFEF) perçoit en effet une somme substantielle pour cet accord, dont une partie est redistribuée aux clubs participants.
Valverde a analysé l'équipe barcelonaise, notant une amélioration de sa forme et une plus grande utilisation de joueurs comme Ferran Torres depuis leur dernière confrontation en Liga. Il a souligné la nécessité pour ses joueurs d'être extrêmement efficaces face à une équipe qui maîtrise le pressing haut.
Pour les « Lions », cette Supercoupe représente bien plus qu'un simple titre. Elle est vue comme une opportunité de créer un déclic et de redonner confiance à un effectif qui peine à retrouver son niveau de la saison précédente. Une victoire en terre saoudienne pourrait totalement transformer l'ambiance au centre d'entraînement de Lezama.
Laisser un commentaire