Le début d'année 2026 s'annonçait comme un nouveau départ pour l'Olympique de Marseille. Le match face à Nantes au Vélodrome devait être l'étincelle d'une relance. Il s'est transformé en un nouveau camouflet, une défaite 2-0 en étant réduit à neuf, qui a ravivé les doutes les plus profonds sur le projet en cours.
Un procès public pour l'entraîneur
La prestation terne des Phocéens a provoqué une réaction virulente dans les médias. L'ancien international Christophe Dugarry a notamment dressé un constat sévère, pointant directement le banc marseillais. Selon ses observations, le technicien italien Roberto De Zerbi semble désorienté, incapable de fixer une identité de jeu claire pour son équipe.
Les critiques portent sur une instabilité permanente : des schémas tactiques qui changent trop souvent, des joueurs déployés à des postes qui ne leur correspondent pas, et des choix stratégiques rarement maintenus dans la durée. Cette impression de tâtonnement perpétuel mine la crédibilité du projet, d'autant plus que l'entraîneur a lui-même reconnu ne pas avoir anticipé le manque d'énergie de son groupe.
Une identité de jeu introuvable après dix-huit mois
Au-delà de cette seule rencontre, c'est la trajectoire globale sur la durée qui est remise en cause. En un an et demi à la tête de l'OM, De Zerbi n'est pas parvenu à imposer un football reconnaissable et fiable. Malgré un effectif renouvelé et un staff étoffé, l'équipe donne l'image d'un chantier permanent, sans certitudes établies.
Cette absence de colonne vertébrale sportive alimente le scepticisme. Pour certains observateurs, l'Italien atteindrait ici un plafond qu'il n'avait jamais rencontré dans ses expériences précédentes. À Marseille, où l'impatience est une donnée culturelle, cette période de flottement est particulièrement mal vécue.
La crédibilité de De Zerbi en jeu au Vélodrome
Qualifier publiquement l'entraîneur de « surcoté » n'est pas anodin. Cela reflète un climat de défiance qui s'installe rapidement dans la cité phocéenne au moindre signe de faiblesse. Si, objectivement, la saison reste ouverte sur le plan sportif, ce procès médiatique illustre un malaise plus profond.
À force d'expérimentations et de résultats décevants, Roberto De Zerbi ne joue plus seulement les points au classement. Il joue désormais sa légitimité et la confiance que lui accordent le club et son public. Dans l'histoire tumultueuse de l'OM, cette frontière entre résultats et crédibilité est souvent la plus périlleuse à franchir pour un entraîneur.
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