Le chapitre Ruben Amorim à Manchester United est clos. Après seulement quatorze mois sur le banc des Red Devils, le technicien portugais a été officiellement limogé ce lundi, mettant fin à une période tumultueuse marquée par des résultats décevants et des relations tendues avec la hiérarchie.
Une sortie surprenante à Carrington
Contrairement aux départs habituels, empreints de mélancolie, celui d'Amorim a pris une tournure inattendue. Des observateurs présents au centre d'entraînement de Carrington ont rapporté une scène pour le moins inhabituelle : l'entraîneur et son staff sont partis en riant et en plaisantant, affichant un large sourire, loin de l'air renfrogné des derniers jours.
Cette attitude joviale a visiblement surpris le personnel du club, qui s'attendait à une ambiance plus lourde au moment de l'adieu. L'image contrastait fortement avec l'échec sportif, le club ayant terminé à une modeste sixième place en Premier League, son pire classement depuis des décennies.
Une rupture consommée dans la provocation
Les germes de cette séparation étaient visibles depuis un moment. Le point de non-retour semble avoir été atteint lors de la dernière conférence de presse d'Amorim, après le match nul à Leeds. L'entraîneur avait alors vivement critiqué le travail du département de recrutement et du directeur sportif, Jason Wilcox.
En insistant lourdement sur son titre de « Manager » et non de simple « Head Coach », Amorim semblait défier ouvertement la direction, menée par INEOS. Des désaccords tactiques profonds avaient déjà fragilisé la relation dans les jours précédents. Beaucoup estiment que le Portugais a sciemment forcé son licenciement pour bénéficier d'une indemnité conséquente, plutôt que de démissionner sans compensation.
Son départ serein, presque libérateur, laisse penser qu'il avait mentalement tourné la page bien avant l'annonce officielle. Manchester United doit désormais tourner la page et se reconstruire sans lui.
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