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CAN 2025

Regragui, l’icône contestée du Maroc

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Le Maroc avance dans sa Coupe d'Afrique des Nations à domicile, mais l'ambiance est loin de l'euphorie. Qualifiée pour les quarts de finale, la sélection est pourtant traversée par une vague de mécontentement dirigée vers son sélectionneur, Walid Regragui. L'homme qui avait conduit les Lions de l'Atlas en demi-finale de la Coupe du Monde 2022 est aujourd'hui la cible des sifflets dans les stades marocains.

Un héros devenu symbole de frustration

La déception est palpable. Les supporters marocains, qui rêvaient d'une équipe dominatrice et flamboyante pour cette CAN organisée à la maison, déplorent un jeu jugé trop prudent et minimaliste. Les victoires obtenues, notamment le succès étriqué face à la Tanzanie, sont perçues comme des purges tactiques plutôt que des démonstrations de force. Le fossé se creuse entre les attentes d'un public en quête de spectacle et la réalité d'une équipe qui privilégie le résultat immédiat.

Le pragmatisme de Regragui en question

Ce qui était salué comme du génie tactique lors du Mondial au Qatar – des performances héroïques contre l'Espagne ou le Portugal – est aujourd'hui interprété comme de la frilosité face à des nations africaines. Le public a le sentiment qu'une génération dorée, riche en talents offensifs, est bridée par un système trop défensif. L'attitude du technicien, perçue comme distante et parfois arrogante, a accentué cette rupture. En minimisant les critiques et en affichant une confiance inébranlable, Regragui a donné l'image d'un homme déconnecté de la base, incapable d'entendre la grogne montante.

La quête du titre comme seule rédemption

La comparaison avec un Didier Deschamps, souvent évoquée, tourne à l'avantage du sélectionneur français, dont le pragmatisme a été couronné par des titres mondiaux. Au Maroc, où le dernier sacre continental remonte à 1976, la patience est limitée. La laideur du jeu n'est tolérée que si elle mène au trophée. Pour l'instant, les supporters n'ont connu que l'ennui et la frustration. La pression est donc immense sur Walid Regragui. Pour sauver son héritage et apaiser la colère, il ne lui reste qu'une issue : transformer cette austérité tactique en consécration finale et ramener la CAN au Maroc. Dans le cas contraire, le héros de 2022 risque de laisser l'image de l'homme qui aura gâché la fête chez lui.

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Rédigé par
Claire Dubois

Claire Dubois couvre exclusivement les compétitions internationales : Coupe du Monde, Euro, Nations League, CAN, éliminatoires et rencontres amicales officielles. Elle analyse les listes des sélectionneurs, les joueurs clés, la dynamique des groupes, les tactiques employées, les performances match par match et les enjeux internationaux. Son œil précis et sa connaissance des sélections font d’elle une référence pour les compétitions mondiales.

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