Le parcours tunisien à la Coupe d'Afrique des Nations 2025 s'est brutalement achevé ce samedi en huitièmes de finale. Opposés au Mali, les Aigles de Carthage ont été éliminés aux tirs au but (2-3) après un match nul (1-1) à l'issue du temps réglementaire et des prolongations.
Une opportunité manquée pour la Tunisie
La rencontre a pourtant bien commencé pour la sélection nord-africaine, qui s'est retrouvée en supériorité numérique avant la demi-heure de jeu suite à l'exclusion d'un joueur malien. Malgré cette avantage, il a fallu attendre la 88e minute pour voir Firas Chaouat ouvrir le score et donner l'espoir de la qualification. Un espoir de courte durée, anéanti dans les arrêts de jeu par un penalty malien parfaitement exécuté, forçant les prolongations puis la séance fatidique des tirs au but.
Hannibal Mejbri sonne l'alarme
Dans la foulée de cette défaite amère, le milieu offensif Hannibal Mejbri, évoluant à Burnley, n'a pas mâché ses mots. Profondément frustré par la performance collective, le joueur a dressé un constat sévère sur l'état du football dans son pays. Il estime que la Tunisie accuse un retard significatif sur de nombreux aspects par rapport à ses voisins africains.
Mejbri a appelé à une remise à plat complète, impliquant tous les responsables du football tunisien. Il reconnaît la présence d'un important vivier de talents, mais pointe du doigt une mentalité qu'il juge problématique, évoquant une tendance à trop rêver sans fournir le travail nécessaire en contrepartie. Pour lui, la comparaison avec la progression de nations comme l'Algérie ou le Maroc est sans appel et souligne l'urgence d'agir.
Cette sortie publique, assumée malgré sa vie à l'étranger, traduit une profonde préoccupation pour l'avenir du football tunisien. Elle résonne comme un cri d'alarme lancé après une nouvelle désillusion en phase à élimination directe d'une grande compétition.
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