Le stade Mohammed-V de Casablanca a vibré pour un scénario à couper le souffle. En huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, le Mali, réduit à dix joueurs dès la première demi-heure, a terrassé la Tunisie à l'issue d'une séance de tirs au but haletante (1-1, 3-2 tab). Le gardien Djigui Diarra s'y est érigé en héros absolu en repoussant deux tentatives tunisiennes.
Une expulsion précoce et une domination sans fin
Le match a basculé à la 26e minute sur l'expulsion directe du Malien Woyo Coulibaly pour un geste dangereux, validé par le VAR. Dès lors, la Tunisie a pris les commandes du jeu, monopolisant le ballon avec plus de 70% de possession. Les Aigles de Carthage ont multiplié les corners et les situations, mais se sont heurtés à un bloc malien extrêmement compact et discipliné. Malgré une avalanche de centres et de frappes lointaines, l'efficacité a cruellement manqué dans la surface.
Le renversement final et l'heure de Diarra
À force de pression, la Tunisie a fini par trouver l'ouverture à deux minutes du terme par Firas Chaouat. La qualification semblait scellée. Mais dans les ultimes secondes des arrêts de jeu, une main tunisienne dans sa propre surface a offert un penalty au Mali. Lassine Sinayoko a transformé l'égalisation avec un sang-froid remarquable, envoyant les équipes en prolongations. Après une demi-heure supplémentaire sans but, le destin s'est joué au point de penalty. Face aux tireurs tunisiens, Djigui Diarra est devenu l'homme du match, réalisant deux arrêts décisifs qui envoient les siens en quarts de finale.
Cette qualification perpétue la malédiction tunisienne face au Mali en phase finale de CAN. Les Aigles maliens, portés par leur gardien, se tournent désormais vers un choc au sommet contre le Sénégal. La Tunisie, elle, quitte la compétition avec l'amertume d'une domination stérile et d'une opportunité gâchée.
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