La rencontre entre l'Atalanta et l'AS Roma, ce vendredi à Bergame, a été marquée par des décisions arbitrales qui ont provoqué l'ire des deux équipes. La victoire 1-0 des Nerazzurri, scellée par Giorgio Scalvini, est née d'une séquence litigieuse ayant nécessité une longue revue vidéo.
Un but validé dans la zone grise
L'unique but du match est survenu sur corner. Le gardien romain Mile Svilar a semblé gêné dans son action avant que le ballon ne termine sa course au fond des filets, poussé par Giorgio Scalvini. Après plusieurs minutes d'examen, le VAR a finalement validé l'action, estimant que l'empêchement subi par le portier était le fait de son propre coéquipier, Devyne Rensch, et non de l'attaquant adverse. L'arbitre vidéo a également écarté l'hypothèse d'une main du buteur.
Cette décision a suscité une vive colère dans le camp de la Roma. L'entraîneur Daniele De Rossi a exprimé son incompréhension totale, estimant que le but ne pouvait pas être accordé au regard du règlement. Il a pointé deux motifs possibles d'annulation : un contact sur le gardien et une utilisation du bras. Le technicien a qualifié la décision finale d'absurde et d'inexplicable.
La frustration du gardien et l'analyse des experts
Mile Svilar, le gardien directement concerné, a abondé dans le sens de son coach. Malgré les explications techniques reçues après le match, il a maintenu qu'un contact sur le gardien dans la surface de réparation devait systématiquement être sanctionné. De son côté, l'analyste arbitral Luca Marelli a décrit l'action comme un « cas d'école » difficile à trancher. Il a reconnu que Scalvini avait placé ses mains près du visage de Svilar, un élément qui, selon lui, aurait pu justifier l'annulation du but.
L'Atalanta aussi lésé par le VAR
Si la Roma s'estime lésée sur l'ouverture du score, l'Atalanta a également goûté à l'amertume du VAR en seconde période. Un but de Gianluca Scamacca a été refusé après une autre longue interruption pour un hors-jeu actif. L'attaquant était en position irrégulière lors d'une relance adverse, mais le ballon lui est revenu à la suite d'un mauvais contrôle du défenseur romain Mario Hermoso.
L'entraîneur bergamasque Raffaele Palladino a avoué ne pas comprendre la décision, arguant que l'action de son joueur découlait d'une erreur adverse et non d'une participation active depuis une position illicite. Les avis ont divergé parmi les experts, certains soutenant l'arbitre, d'autres estimant que le but était valable.
Au final, cette soirée à la Gewiss Stadium restera celle d'une victoire étriquée pour l'Atalanta, mais surtout celle où la technologie vidéo, censée apporter de la clarté, a une nouvelle fois alimenté le débat et la frustration.
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