À Rabat, une silhouette familière captive tous les regards. Zinédine Zidane, légende du football mondial, est présent dans les tribunes du stade pour suivre la CAN 2025. Son attention est entièrement tournée vers les buts de l'équipe d'Algérie, où évolue son fils, le gardien Lucas Zidane. Chaque arrêt du portier est salué avec une ferveur inhabituelle pour l'ancien joueur, d'ordinaire si discret.
Un contraste qui marque les esprits
Cette démonstration publique de soutien contraste fortement avec la réserve dont Zidane a toujours fait preuve concernant l'équipe de France, dont il est pourtant l'icône absolue. Alors que les Bleus ont disputé plusieurs tournois majeurs ces dernières années, l'ancien numéro 10 ne s'était jamais affiché avec une telle passion en leur faveur. Sa présence assidue au Maroc, pour accompagner le choix de son fils de représenter la sélection algérienne, est perçue comme un geste lourd de sens.
Une transmission et un héritage assumés
Lucas Zidane, qui arbore désormais le nom familial sur le maillot vert, incarne ce virage. Sous le regard de son père, il s'épanouit avec les Fennecs. Cette scène dépasse le simple cadre sportif pour toucher à des questions d'identité et de transmission. En célébrant les racines de son propre père, Smaïl, Zinédine Zidane semble envoyer un message silencieux, loin des polémiques qui ont parfois entouré ses relations avec la Fédération Française de Football. Pour les supporters algériens, voir cette légende les soutenir est une forme de reconnaissance immense.
Un engagement qui va au-delà du sportif
L'Algérie, déjà qualifiée pour les huitièmes de finale après deux victoires, affronte la Guinée Équatoriale pour son dernier match de poule. L'entraîneur Vladimir Petkovic devrait procéder à des rotations, et Lucas Zidane pourrait être préservé sur le banc. Pourtant, l'intérêt se porte une nouvelle fois sur la tribune officielle. La présence ou l'absence de Zinédine Zidane, même pour une rencontre sans enjeu, sera scrutée. Elle permettrait de confirmer si son engagement envers cette sélection est profond et durable, dépassant le simple soutien paternel à la performance de son fils. Un tel scénario serait un atout psychologique majeur pour les Fennecs dans la suite de la compétition, tandis qu'en France, certains supporters pourraient y voir le symbole d'une idole qui s'éloigne.
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