Le Clásico se joue désormais devant les tribunaux. Alors que les relations entre Florentino Pérez et Joan Laporta semblaient apaisées, le dossier Negreira a rallumé les hostilités entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Le club merengue, qui s'était initialement tenu à l'écart des poursuites, est aujourd'hui l'une des parties les plus actives dans cette affaire de corruption sportive présumée.
Une demande d'accès aux comptes très précise
Selon des informations relayées par la presse espagnole, le Real Madrid a officiellement demandé à consulter les livres de compte du Barça sur la période allant de 2010 à 2018. La requête vise spécifiquement les versements effectués par le club catalan à plusieurs sociétés, dont Nilsad, Dasnil 95, Soccercam, Best Norton, Tresep et Radamanto.
Les dirigeants madrilènes réclament également les audits de ces années, toute communication juridique au nom de Dasnil 95 ou de l'ancien vice-président du Comité des Arbitres, José María Enríquez Negreira, ainsi que les procès-verbaux des réunions du Comité de Gouvernance Fiscale du Barça. Ils souhaitent en outre interroger Carles Naval, le délégué aux matches du club blaugrana.
Une action en dommages et intérêts en préparation
La stratégie du Real Madrid ne s'arrête pas là. Le club envisagerait sérieusement de déposer une plainte civile contre son rival historique une fois l'instruction pénale terminée. L'objectif serait de réclamer plusieurs millions d'euros de dommages et intérêts, arguant d'un préjudice subi en raison des paiements litigieux du Barça à Negreira.
Le Real Madrid est déjà partie civile dans la procédure pénale en cours, qui accuse le Barça de corruption sportive. D'autres clubs de La Liga se sont joints à l'accusation, mais aucun n'a, à ce jour, mené d'actions aussi offensives que le club de la capitale.
Un verdict pénal déterminant
La faisabilité et les chances de succès de cette future action civile dépendront largement de l'issue du procès pénal. Pour que le Real Madrid obtienne gain de cause, il faudra que la justice établisse que les paiements du Barça à Negreira avaient bien pour but d'influencer l'arbitrage en Espagne.
La défense barcelonaise, quant à elle, maintient que ces sommes correspondaient à un travail de conseil et à la fourniture de rapports techniques sur les arbitres. L'affaire, qui a déjà vu défiler plusieurs anciens présidents du Barça et le fils de Negreira, promet de faire encore couler beaucoup d'encre et pourrait durablement marquer les relations entre les deux géants du football espagnol.
Laisser un commentaire