Le futur du Sevilla FC se joue sur un principe simple et radical : pour prendre les rênes du club, un investisseur doit en devenir l'actionnaire majoritaire. Cette position ferme, défendue par l'actuel président José María del Nido Carrasco, trace une ligne claire pour tout repreneur potentiel, à l'image de l'homme d'affaires sévillan Antonio Lappi.
Une condition non négociable pour le repreneur
La direction du club andalou exclut toute entrée minoritaire au capital. Selon des déclarations rapportées par la presse espagnole, l'option d'un simple partenaire financier n'est pas à l'ordre du jour. Une vente totale est privilégiée, avec des estimations qui oscillent entre 150 et 250 millions d'euros. Cette exigence pourrait être motivée par la situation financière délicate du club, dont le déficit exact sera révélé par les comptes de la saison dernière.
Monchi, le retour tant espéré
Dans ce contexte d'incertitude, une perspective réjouit les supporters : le possible retour de Monchi. Le directeur sportif légendaire, récemment parti d'Aston Villa, est étroitement lié au projet d'Antonio Lappi. Ce dernier a laissé entendre que Monchi serait sa priorité absolue en cas de prise de contrôle, suggérant que sa nomination serait quasi automatique.
L'aura de Monchi à Séville est immense. Ses deux mandats, de 2000 à 2017 puis de 2019 à 2023, correspondent à l'âge d'or du club. Il fut l'architecte de la métamorphose qui a vu le Sevilla passer d'une équipe de deuxième division à une puissance européenne, maîtresse incontestée de la Ligue Europa.
L'avenir du club repose donc sur une équation à deux inconnues : la capacité d'Antonio Lappi à mener à bien une acquisition majoritaire, et la volonté de l'actuelle direction de céder le contrôle. La promesse d'un retour de Monchi ajoute une dimension sportive cruciale à cette bataille financière et institutionnelle.
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