Le trophée de la Supercoupe d'Italie a rejoint les vitrines du Napoli, mais l'enthousiasme est mesuré du côté d'Antonio Conte. Alors que son équipe vient de réaliser un doublé historique en remportant le championnat puis la Supercoupe face à Bologne (2-0), l'entraîneur italien adresse un avertissement à ses troupes et à ses supporters.
Un triomphe sans triomphalisme
La victoire en Arabie saoudite, obtenue grâce à un doublé de David Neres, constitue le troisième succès du club dans cette compétition. Pourtant, malgré une performance qu'il qualifie lui-même d'impeccable, Conte insiste sur le fait que le chemin reste long. Il souligne qu'un effectif renouvelé cet été et éprouvé par plusieurs absences de longue durée n'est pas encore structuré pour dominer durablement le football italien.
La philosophie Conte : l'humilité avant tout
L'ancien sélectionneur de la Squadra Azzurra fonde son discours sur une riche expérience personnelle, évoquant ses propres défaites en finale pour illustrer son propos. Pour lui, seuls les vainqueurs restent dans les mémoires, une leçon qu'il s'efforce d'inculquer à ses joueurs. Cette mentalité explique son refus catégorique de placer Naples au sommet de la hiérarchie transalpine, en dépit de récents succès contre les grands noms du Calcio.
Un championnat italien plus ouvert que jamais
Conte pointe du doigt le classement de Serie A, où la course à la qualification pour la Ligue des champions s'annonce extrêmement serrée. Il estime que l'objectif prioritaire de la saison est de se maintenir dans cette lutte, considérant que prétendre à davantage manquerait de réalisme. Cette analyse pragmatique contraste avec l'euphorie qui pourrait naturellement suivre la conquête d'un nouveau trophée.
Des individus au service du collectif
Face aux critiques suggérant que la victoire tenait au seul talent individuel de Neres, le technicien a défendu le travail d'équipe. S'il reconnaît la part de magie du Brésilien sur le premier but, il met en avant l'organisation générale et la création collective des occasions. Cette vision s'applique également à la renaissance de Rasmus Højlund, présentée comme le fruit d'un travail méthodique et non d'un simple changement d'air.
Le message est clair : à Naples, on célèbre le présent, mais on prépare l'avenir avec une humilité de fer. La route vers une éventuelle hégémonie est encore longue.
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