Le FC Barcelona a dû s'armer de patience. Ce mardi soir au stade Pedro Escartín, face au modeste Guadalajara, pensionnaire de troisième division, les hommes de Hansi Flick ont finalement trouvé la faille en fin de rencontre pour s'imposer 2-0 et se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du Roi. Une victoire méritée mais laborieuse, où Andreas Christensen a joué les héros.
Une défense solide et un gardien de retour
Pour son grand retour entre les perches après sept mois d'absence due à une opération du dos, Marc-André ter Stegen n'a pas eu à trembler. Le gardien allemand a été rassurant sur ses deux arrêts en fin de match et n'a commis qu'une légère erreur de passe. Derrière lui, la défense centrale a tenu bon. Eric Garcia, repositionné latéral droit puis milieu de terrain en cours de partie, a assuré la sécurité sans toutefois être décisif dans les duels aériens offensifs.
Andreas Christensen, l'homme du match
La meilleure performance individuelle est incontestablement revenue au Danois Andreas Christensen. Défenseur le plus en vue de la soirée, il a été impérial dans ses interventions, notamment sur une interception cruciale qui a empêché les locaux d'ouvrir le score. Il a ensuite couronné sa prestation en inscrivant le but libérateur d'une tête précise sur un centre de Frenkie de Jong, même si le ballon a été légèrement dévié par un défenseur adverse. Une performance complète qui lui vaut la note maximale.
Un milieu en recherche de solutions
Au milieu de terrain, le Barça a parfois manqué d'idées pour débloquer un bloc bas très compact. Frenkie de Jong, auteur d'une passe décisive sublime, est resté trop en retrait par moments. Marc Bernal, remplacé à la mi-temps, a montré de belles qualités techniques mais a aussi écopé d'un avertissement précoce. Fermin Lopez, quant à lui, a livré une performance de combat, proche de marquer à deux reprises.
Des attaquants étouffés puis décisifs
À l'avant, l'espace a été rare. Marcus Rashford, asphyxié pendant une grande partie du match, a finalement profité d'une ouverture en toute fin de rencontre pour doubler la mise et sceller la qualification, sur une passe millimétrée de Lamine Yamal. L'Espagnol, lui, a été l'un des plus entreprenants, changeant de poste et multipliant les tentatives pour faire craquer la défense adverse. En revanche, Roony Bardghji est resté trop discret, incapable de créer le déséquilibre.
L'impact positif des remplaçants
Les changements opérés par Hansi Flick ont apporté du sang neuf. Pau Cubarsi, entré à la pause, a immédiatement apporté de la sérénité et de la propreté défensive. Pedri, bien que n'ayant joué que quelques minutes, a immédiatement fait sentir son influence et sa qualité technique, rendant le jeu barcelonais plus intelligent et maîtrisé. Une entrée prometteuse alors que le club catalan aborde une période chargée.
Cette qualification, acquise dans la difficulté, permet au Barça de poursuivre son aventure en Coupe du Roi. La leçon est claire : face à des équipes déterminées, il faut parfois de la patience et un héros pour faire la différence. Ce soir, il s'appelait Christensen.
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