L'ancien capitaine champion du monde en 2006, Fabio Cannavaro, s'est confié sur les coulisses de sa carrière d'entraîneur dans un entretien récent. À la tête de la sélection ouzbèke, il est revenu sur l'opportunité manquée de succéder à Luciano Spalletti à la tête de la Squadra Azzurra.
La désillusion italienne et le refus polonais
Malgré des échanges avec d'anciens coéquipiers comme Gianluigi Buffon, Cannavaro n'a jamais vraiment cru en ses chances d'obtenir le poste. Il a le sentiment que son statut de légende a parfois éclipsé ses compétences tactiques aux yeux des décideurs. Finalement, c'est son ancien partenaire Gennaro Gattuso qui a été choisi pour mener l'Italie en barrages.
Peu après, une autre porte s'est entrouverte : celle de la sélection polonaise. L'entraîneur admet avoir décliné cette offre, un choix qu'il qualifie aujourd'hui d'erreur, motivé par l'espoir ténu d'un appel de la fédération italienne. L'attente s'étant avérée vaine, il a finalement accepté un nouveau défi à l'autre bout du monde.
Le pari ouzbek et le retour en Coupe du Monde
Nommé sélectionneur de l'Ouzbékistan en octobre, Cannavaro a hérité d'une équipe déjà qualifiée pour la Coupe du Monde 2026. Une situation qui contraste avec celle de l'Italie, encore en lice pour sa qualification. Vingt ans après son triomphe en Allemagne, le défenseur légendaire fera donc son retour sur la plus grande scène mondiale, mais dans un rôle différent.
Son adaptation a été rapide. Il décrit des joueurs initialement impressionnés par son palmarès, qu'il a rapidement cherché à mettre à l'aise. Pour cerner son groupe, il a multiplié les visionnages de matchs et s'est même déplacé pour rencontrer ses joueurs évoluant à l'étranger, comme Eldor Shomurodov en Turquie.
Un groupe relevé pour ses débuts
Le tirage au sort a placé l'Ouzbékistan dans le groupe H, aux côtés de la Colombie, du Portugal et, potentiellement, de la RD Congo. Conscient de la difficulté, Cannavaro affirme que son équipe sera prête. Il a d'ailleurs déjà reçu des conseils de son ami Faustino Asprilla, ancienne star colombienne, à l'approche du premier match décisif.
Alors que Gennaro Gattuso prépare les barrages avec l'Italie, Fabio Cannavaro, lui, planifie déjà sa campagne mondiale avec une nation ambitieuse. Un parcours inattendu pour le « poster boy » du football italien, désormais pleinement investi dans son rôle de bâtisseur.
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