Dans une interview sans filtre accordée à RMC ce lundi soir, John Textor, l'actionnaire américain de l'Olympique Lyonnais, a lancé une charge virulente contre plusieurs acteurs qu'il estime responsables des difficultés du club. Loin de toute retenue, le dirigeant a pointé du doigt les instances dirigeantes du football français et son prédécesseur.
Une DNCG accusée de partialité
John Textor a vivement critiqué la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG), l'accusant d'avoir mené une action punitive contre l'OL cet été, allant jusqu'à évoquer une menace de relégation. Selon lui, les décisions du gendarme financier n'étaient pas motivées par des raisons économiques objectives, mais par une forme de rejet de sa personnalité et de ses méthodes. Il a décrit une instance opaquant dans l'ombre, qui aurait ignoré des éléments financiers concrets, comme la vente de parts du Crystal Palace ou des apports de capitaux, pour sanctionner son approche jugée trop disruptive.
Textor et Aulas, une relation irrémédiablement brisée
L'autre cible de ses attaques est l'ancien président Jean-Michel Aulas. L'Américain a exprimé des regrets concernant le rachat du club, estimant avoir commis une erreur en traitant avec lui. Il a dépeint un vendeur qui, après la cession, aurait œuvré en coulisse pour entraver la nouvelle direction, participant même à des actions ayant conduit au gel des comptes du club. Cette guerre interne l'aurait, selon ses dires, contraint à prendre la décision douloureuse de se séparer de l'icône historique, une mesure qu'il qualifie d'horrible mais nécessaire face à une situation financière qu'il jugeait catastrophique à son arrivée.
Les transferts bloqués et un changement de stratégie
Sur le plan sportif, Textor est revenu sur l'affaire des joueurs de Botafogo, comme Luiz Henrique et Almada, qui n'ont pas pu être enregistrés à Lyon en janvier 2024. Il affirme que ces éléments, appartenant déjà au groupe Eagle Football, auraient dû renforcer l'effectif et que leur blocage par la DNCG a privé l'OL d'un potentiel accru en championnat. Face à ces tensions persistantes avec les institutions, il justifie le recentrage de son rôle et la promotion de Michele Kang à la présidence exécutive. Il reconnaît que son style direct alimentait les conflits et mise désormais sur le profil plus diplomatique de sa partenaire pour apaiser les relations.
Des révélations surprenantes en guise de conclusion
Pour finir, l'homme d'affaires a partagé quelques anecdotes inattendues. Il a ainsi révélé que ses relations avec Nasser Al-Khelaïfi, le président du Paris Saint-Germain, se sont nettement améliorées, ce dernier l'ayant même aidé dans des démarches auprès de l'UEFA. Enfin, sur une note plus légère, il a confié résider dans le même immeuble que la famille Trump en Floride, s'amusant des problèmes de stationnement causés par les fils de l'ancien président.
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