Un nouveau dossier épineux pourrait bien atterrir sur le bureau des instances dirigeantes de la Liga. Le FC Barcelone est visé par une plainte officielle déposée par le Racing Santander, son ancien club formateur, concernant le transfert de Pablo Torre à l'été 2024.
Une vente à l'équilibre qui fait polémique
En juillet dernier, le milieu offensif espagnol, alors âgé de 22 ans et en manque de temps de jeu en Catalogne, a rejoint le RCD Majorque. L'opération a été conclue pour un montant avoisinant les 5 millions d'euros, un chiffre qui a immédiatement alerté les dirigeants du Racing.
En effet, lorsque le Barça avait recruté Torre en 2022 auprès du club de Segunda, un accord incluait une clause de plus-value en faveur de Santander. Cette clause, classique dans ce genre de transaction, devait permettre au club formateur de percevoir un pourcentage sur le bénéfice réalisé par Barcelone en cas de revente. Or, en cédant le joueur pour une somme quasi identique à son prix d'achat, le Barça n'a dégagé aucun profit, rendant la clause inapplicable.
Le Racing Santander dénonce une "manœuvre" du Barça
Les responsables du Racing Santander estiment que cette opération a été menée de mauvaise foi. Selon eux, le FC Barcelone aurait volontairement fixé le prix de transfert à 5 millions d'euros pour contourner son obligation financière. Le président du club, Manolo Higuera, a défendu la position de son institution lors d'une assemblée générale, insistant sur le fait qu'il s'agissait de protéger les intérêts légitimes du club, sans pour autant chercher un conflit ouvert avec le géant catalan.
Pour étayer leur accusation, les dirigeants de Santander pointent un détail révélateur : le contrat signé entre Pablo Torre et Majorque inclurait une clause de rachat fixée à 10 millions d'euros. Cette valorisation implicite du joueur, bien supérieure au prix de vente, renforcerait selon eux l'idée que le Barça a sous-évalué la transaction pour éviter de partager la plus-value.
Une affaire à suivre pour la Liga
Il appartient désormais à la Liga d'examiner cette plainte et de déterminer si les règles du fair-play financier et des bonnes pratiques entre clubs ont été respectées. Pour un FC Barcelone déjà sous surveillance financière constante, cette nouvelle procédure arrive au plus mauvais moment, ajoutant une couche de complexité à sa gestion sportive et économique. L'issue de cette affaire pourrait créer un précédent concernant l'application des clauses de plus-value dans le football espagnol.
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