Une saison noire pour le PSG
La saison 1998-1999 reste gravée dans les annales du Paris Saint-Germain comme l'une des plus sombres de son histoire. Une période de turbulence institutionnelle, avec l'arrivée de Charles Biétry à la présidence déléguée en remplacement de Michel Denisot, puis le limogeage d'Alain Giresse dès octobre. Pour redresser la barre, le club fait appel à un visage connu : Artur Jorge.
Le pari portugais d'Artur Jorge
Au mercato hivernal, le technicien portugais décide de renforcer son effectif avec un profil qu'il connaît bien : son compatriote Manuel Hélder. Le milieu défensif de 26 ans est arraché à Boavista pour la somme de onze millions de francs, soit environ 1,67 million d'euros. À son arrivée, la communication du club est claire : on présente le joueur comme le « Didier Deschamps portugais », un label lourd de sens et d'attentes pour un joueur n'ayant connu que six sélections avec les Espoirs du Portugal entre 1992 et 1993. La confiance d'Artur Jorge, qui avait été sélectionneur de l'équipe nationale portugaise, semblait être un gage de réussite.
Un passage à Paris sans éclat
Le rêve parisien tourne court avant même d'avoir commencé. Blessé dès son arrivée, Hélder, originaire de Torres Vedras, doit patienter jusqu'au 20 février 1999 pour enfiler le maillot Rouge et Bleu. Sa première sortie a lieu en Coupe de France, pour une élimination face au FC Nantes. Artur Jorge lui offre deux autres titularisations avant d'être lui-même remercié. Son successeur, Philippe Bergeroo, lui donne trois nouvelles chances, sans plus de succès. Le constat est sans appel : le joueur ne semble pas au niveau requis pour le championnat de France.
L'épilogue espagnol
L'aventure parisienne de Manuel Hélder n'aura donc duré que quelques mois et quelques matches. Dès l'été 1999, le PSG se sépare de lui en l'envoyant en prêt au Rayo Vallecano, en Espagne. Le transfert sera ensuite rendu définitif, scellant le destin d'un joueur entré dans l'histoire du club comme l'un des recrutements les plus décevants de cette période troublée, bien loin de l'ombre portugaise de Didier Deschamps qu'on lui avait promise.
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