L'affaire judiciaire qui secoue le FC Barcelone a connu un nouvel épisode avec les auditions, en tant que témoins, de deux anciens techniciens du club. Ernesto Valverde et Luis Enrique, qui ont dirigé l'équipe première pendant une partie de la période visée par l'enquête, ont été entendus dans le cadre de l'affaire dite « Negreira ».
Des déclarations concordantes des anciens bancs
Les deux entraîneurs, actuellement en poste à l'Athletic Club et au Paris Saint-Germain, ont répondu aux questions des juges par visioconférence. Leur témoignage est intervenu après celui du président Joan Laporta, qui a réaffirmé l'innocence du club tout en reconnaissant que les fameux rapports pour lesquels l'institution aurait payé n'existaient plus.
Au cœur de la défense du Barça se trouve l'argument selon lequel les versements, estimés entre 7 et 8 millions d'euros sur 17 ans à José María Enríquez Negreira, correspondaient à des prestations de conseil. L'ancien vice-président du Comité Technique des Arbitres (CTA) était censé fournir des analyses sur les performances et tendances des arbitres.
Des rapports jamais vus par les entraîneurs
Interrogés sur ce point précis, Valverde et Luis Enrique ont tous deux assuré n'avoir jamais eu connaissance de ces documents. Le technicien basque a déclaré que ni lui, ni aucun membre de son staff, n'avaient eu accès à de tels rapports, tout en précisant qu'ils n'étaient de toute façon pas nécessaires à leur travail.
L'actuel sélectionneur espagnol a abondé dans le même sens, affirmant qu'aucune information de ce type ne lui avait été fournie, que ce soit lors de son passage à l'équipe B ou plus tard avec l'équipe première. Leurs déclarations semblent ainsi mettre à distance le banc technique des allégations de paiements pour des services liés à l'arbitrage.
Le sentiment de n'avoir bénéficié d'aucun avantage
Les deux hommes ont également été questionnés sur une éventuelle influence des arbitres sur les résultats. Ils ont catégoriquement rejeté l'idée d'avoir bénéficié d'un traitement de faveur de la part des officiels pendant leurs mandats.
Valverde a simplement affirmé que son équipe n'avait jamais été favorisée. Luis Enrique a, quant à lui, évoqué la perception classique dans le monde du football, où les victoires sont parfois attribuées à une aide extérieure et les défaites à une forme d'injustice, sans que cela ne reflète la réalité du terrain.
Cette audience s'inscrit dans une procédure judiciaire plus large. En septembre dernier, d'autres figures claves comme les anciens présidents Sandro Rosell et Josep Maria Bartomeu, ainsi que le fils de Negreira, avaient déjà été entendues. L'intéressé principal, José María Enríquez Negreira, n'a pour le moment pas pu témoigner pour raisons médicales.
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