La victoire du Benfica face à Naples (2-0) ce mercredi en Ligue des champions a donné lieu à un échange verbal entre les deux entraîneurs. Alors qu'Antonio Conte a invoqué des problèmes physiques pour justifier la défaite de son équipe, José Mourinho, du côté portugais, a balayé cet argument d'un revers de main.
Un coup tactique de Mourinho payant
Pour cette rencontre cruciale, l'entraîneur du Benfica a opéré un changement surprenant en attaque, préférant Franjo Ivanovic à son buteur habituel Vangelis Pavlidis. Ce choix s'est avéré payant, perturbant la défense à trois de Naples et permettant aux Aigles de marquer par Richard Rios puis Leandro Barreiro. Mourinho a expliqué que cette décision visait à créer davantage d'instabilité face au système défensif très organisé des Napolitains.
La réponse cinglante du « Special One »
Interrogé sur les déclarations de son homologue italien, qui pointait du doigt la fatigue et une crise de blessures, Mourinho s'est montré sceptique. Il a estimé qu'invoquer une prétendue fraîcheur physique du Benfica tenait davantage de l'excuse. Pour lui, la clé du succès réside dans l'interprétation du match et l'intelligence collective déployée par ses joueurs, qui ont fait preuve du mental caractéristique du club à un moment décisif.
Benfica relance son européen
Après un début de campagne catastrophique avec quatre défaites, le Benfica enchaîne deux succès nets, à l'extérieur contre l'Ajax et désormais à domicile. Cette résurrection maintient l'espoir de qualification dans la nouvelle formule de la Ligue des champions. Mourinho a également été amené à commenter les difficultés récurrentes des clubs portugais et italiens au plus haut niveau européen, reconnaissant un décalage mais rappelant les récents succès de l'Inter Milan en finale.
Un détail qui n'a pas échappé aux observateurs : la dernière fois qu'un club portugais ou italien a soulevé la Coupe aux grandes oreilles, c'était avec José Mourinho sur le banc.
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