L'ACF Fiorentina a vécu une soirée de tous les dangers au Stadio Artemio Franchi. Après une large victoire 3-0 à l'aller en Pologne, les Italiens ont vu leur avantage fondre comme neige au soleil avant de finalement se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa Conférence, au terme d'un scénario haletant et d'une prolongation riche en émotions (2-4, 5-4 sur l'ensemble des deux matchs).
Le cauchemar Mazurek pour la défense viola
Portés par un triplé de l'attaquant polonais Bartosz Mazurek, les visiteurs du Jagiellonia Bialystok ont complètement retourné la situation. Dès la 23e minute, Mazurek ouvrait le score après une belle combinaison, avant de profiter d'une déviation heureuse en toute fin de première période. Le cauchemar florentin a atteint son paroxysme juste après la pause, lorsque le même Mazurek a complété son triplé, effaçant ainsi l'intégralité de l'avantage acquis à l'aller.
La première mi-temps a également été marquée par la sortie sur blessure du gardien titulaire de la Viola, Luca Lezzerini, remplacé par l'expérimenté David De Gea. En face, le gardien Slawomir Abramowicz a lui aussi connu des moments de doute, contribuant à l'incertitude générale.
Le sursaut in extremis en prolongation
Stupéfaits, les joueurs de la Fiorentina ont tenté de réagir mais ont manqué de réussite, comme en témoignent les occasions manquées par Roberto Piccoli et Moise Kean en fin de temps réglementaire. La rencontre est donc entrée dans sa phase ultime : la prolongation.
C'est dans ce contexte de tension extrême que la Fiorentina a finalement trouvé les ressources. À la 107e minute, Nicolò Fagioli a fait preuve d'une grande lucidité pour lobber le gardien polonais, sorti de façon hasardeuse, et redonner l'avantage global à son équipe. Quelques minutes plus tard, un corner mal négocié par la défense de Jagiellonia a abouti à un but contre son camp de Taras Romanczuk, offrant un peu d'air aux Toscans.
Mais le suspens est resté tenace. Jesús Imaz a réduit l'écart d'une frappe lointaine sur laquelle De Gea a commis une erreur, ravivant les espoirs polonais. La fin de match a été agitée, ponctuée par l'exclusion de Bernardo Vital, auteur d'insultes envers l'arbitre.
Une qualification chèrement acquise
Au coup de sifflet final, le soulagement était palpable du côté florentin. Cette qualification, arrachée dans la douleur, permet à la Viola de poursuivre l'aventure européenne et d'attendre le tirage au sort des huitièmes de finale, qui désignera son prochain adversaire entre le RC Strasbourg et le Rakow Czestochowa.
Ce match restera comme un avertissement pour la Fiorentina, qui a frôlé l'élimination malgré un avantage confortable, mais aussi comme le témoignage du courage et de la ténacité dont a fait preuve le Jagiellonia Bialystok jusqu'au bout.
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