Un vent de contestation souffle sur la Ligue des Champions. Les groupes ultras du Borussia Dortmund ont pris la décision radicale de boycotter le déplacement à Bergame pour affronter l'Atalanta ce mercredi. Cette annonce fait suite à une série de tensions et de mesures restrictives visant les supporters allemands, créant un climat jugé inédit.
Un contexte tendu pour les supporters
La situation s'est dégradée en amont de la rencontre. Les autorités italiennes ont restreint la vente de billets pour certaines catégories de supporters du BVB, les considérant comme une menace potentielle pour l'ordre public. Parallèlement, la police fédérale allemande a empêché le départ d'environ 300 ultras depuis les aéroports, invoquant des motifs que ces derniers jugent infondés.
Des supporters pris en étau
Les supporters déjà présents en Lombardie rapportent avoir subi des contrôles policiers italiens jugés harassants au niveau de leurs hébergements. L'alliance de la Südtribune, qui représente les ultras, dénonce un véritable « parcours du combattant » juridique et policier pour pouvoir simplement assister au match. Elle souligne que de telles conditions n'ont jamais été rencontrées par les fans de Dortmund en seize ans de présence continue en Coupes d'Europe.
Une décision prise à contrecoeur
C'est avec amertume que les groupes ultras ont annoncé leur absence des travées du stade de Bergame. Dans un communiqué, ils expriment leur profonde déception envers les autorités italiennes, allemandes et européennes, mais aussi envers leur propre club, accusé de ne pas avoir suffisamment soutenu les fans. Ils affirment que toutes les décisions de justice récentes ont été rendues en faveur des supporters, rendant les blocages policiers d'autant plus incompréhensibles.
Cette mobilisation ne s'arrête pas au boycott. Les associations de supporters, en collaboration avec l'organisation Fanhilfe Dortmund, ont annoncé leur intention de déposer des recours pour empêcher que de telles pratiques ne se généralisent à l'avenir. Le match se jouera donc dans un stade privé de la ferveur particulière de la fameuse « Yellow Wall ».
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