La défaite de Naples sur la pelouse de l'Atalanta (2-1) ce dimanche en Serie A a laissé un goût amer dans le camp napolitain, bien au-delà du simple revers sportif. L'amertume s'est notamment exprimée par la voix du troisième gardien, Nikita Contini, qui a vivement critiqué l'arbitrage et l'évolution du football moderne sur les réseaux sociaux.
Une colère nourrie par deux décisions clés
La frustration des Partenopei trouve sa source dans deux actions majeures de la rencontre. En première période, un penalty initialement sifflé en leur faveur a finalement été annulé après l'intervention du VAR. Plus tard dans le match, un but de Rasmus Hojlund a été refusé pour une faute présumée sur le défenseur Isak Hien, selon l'appréciation de l'arbitre central Daniele Chiffi. Ces décisions ont poussé le directeur sportif du club, Giovanni Manna, à monter au créneau en conférence de presse pour exprimer le mécontentement officiel de l'équipe.
Contini et la nostalgie du « vrai football »
Dans la soirée, Nikita Contini a pris le relais sur sa plateforme Instagram. Le portier a partagé une longue réflexion nostalgique, évoquant avec ferveur une époque révolue du football. Il a décrit un sport fait de confrontations physiques authentiques, d'arbitrage direct et d'une liberté totale de déplacement pour les supporters. Selon lui, le football contemporain, avec ses interruptions constantes et ses décisions vidéo, s'éloigne de son essence pour devenir une parodie. Il a même lancé une pique en suggérant que si le sérieux disparaissait, autant se tourner vers la danse.
Un contexte tendu pour les tifosi
Cette polémique arbitrale s'inscrit dans un climat déjà tendu pour les supporters napolitains. Pour des raisons de sécurité, suite à des incidents survenus plus tôt dans l'année, les tifosi de Naples, comme ceux de la Lazio, de la Roma et de la Fiorentina, se voient interdire les déplacements à l'extérieur jusqu'à la fin de la saison. Les tribunes du Gewiss Stadium à Bergamo étaient donc dépourvues de fans visiteurs ce dimanche, ajoutant une dimension particulière à l'ambiance du match.
Des conséquences dans la course à l'Europe
Sur le plan sportif, ce revers coûte cher à Naples dans la lutte pour les places européennes. Antonio Conte et ses hommes, battus, restent troisièmes du classement avec 50 points, à égalité avec l'AS Roma. Ils ne conservent que quatre points d'avance sur la Juventus, cinquième, ce qui rend la fin de saison particulièrement délicate. La colère exprimée par Contini semble ainsi cristalliser une frustration plus large, mêlant déception sportive et rejet d'une modernité jugée excessive.
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