Alors que l'Olympique de Marseille cherchait un successeur à Roberto De Zerbi, le nom d'Eric Chelle a émergé parmi les prétendants. Le technicien franco-malien, porté par une troisième place à la dernière Coupe d'Afrique des Nations avec le Nigeria, voyait là une opportunité de revenir entraîner en France. Sa candidature, officielle, a pourtant déclenché une série d'événements inattendus loin du Vélodrome.
Une candidature stratégique pour la NFF
Selon plusieurs sources concordantes, la démarche du sélectionneur des Super Eagles n'était pas uniquement motivée par le désir de rejoindre l'OM. Elle intervenait en pleines discussions pour la prolongation de son contrat avec la Fédération Nigériane de Football (NFF). Face au refus de ses dirigeants d'accepter ses conditions financières, Chelle aurait alors tenté un coup de poker.
L'idée était simple : montrer qu'il était courtisé par un grand club européen pour exercer une pression et obtenir gain de cause dans les négociations. Cette manœuvre visait à faire monter les enchères et à prouver son attractivité sur le marché.
Des exigences salariales qui ont fait tiquer
Le cœur du désaccord avec la fédération nigériane résidait dans une liste d'exigences conséquentes. Le coach demandait une augmentation substantielle de sa rémunération, la faisant passer de 50 000 à 130 000 dollars mensuels. À cela s'ajoutaient des avantages en nature significatifs : un logement haut de gamme, une voiture avec chauffeur et la prise en charge des déplacements aériens pour sa famille.
Cette proposition, présentée sous la forme d'un document de 19 points, a été jugée excessive par la NFF. La stratégie de Chelle, qui espérait utiliser l'intérêt marseillais comme levier, a finalement été éventée.
Une double peine pour le technicien
Le retour de bâton a été sévère. Non seulement l'OM a choisi Habib Beye pour occuper le poste, estimant que le profil de Chelle ne correspondait pas au projet, mais la fédération nigériane n'a pas cédé à la pression. La manœuvre a ainsi fragilisé la position de l'entraîneur, révélant au grand jour les tensions contractuelles et compromettant son avenir à la tête des Super Eagles.
La situation est désormais des plus incertaines. Le récent changement d'agent du technicien laisse penser qu'il prépare une sortie et explore des options dans le monde des clubs. Son rêve affiché de diriger un jour le Real Madrid semble plus lointain que jamais. L'utilisation de Marseille comme tremplin s'est transformée en un pari risqué qui pourrait le laisser sans siège, ni en sélection ni en club, victime d'une stratégie de négociation qui a mal tourné.
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