L'atmosphère était glaciale à Parkhead jeudi soir, et pas seulement en raison du climat écossais. Tenu en échec par le VfB Stuttgart en Ligue Europa, le Celtic a surtout essuyé les critiques acerbes de son propre entraîneur, Martin O'Neill, à l'encontre de son public.
Un Parkhead silencieux qui déçoit son légendaire manager
De retour pour un deuxième mandat à la tête du club de Glasgow, le vétéran irlandais de 73 ans n'a pas mâché ses mots en conférence de presse. Il a estimé que le manque de soutien et les actions de protestation des supporters ont nui à l'équipe. Dès le coup d'envoi, des ballons de plage et autres objets ont été lancés sur la pelouse, une initiative que l'entraîneur a qualifiée de contre-productive, voire d'irresponsable.
O'Neill a rappelé avec nostalgie l'époque où Parkhead était une forteresse imprenable, un stade qui faisait trembler les plus grandes équipes d'Europe, à l'image de la Juventus. Désormais, selon lui, ce type de perturbation envoie un message de faiblesse et de division interne à l'adversaire, facilitant ainsi la tâche de visiteurs comme Stuttgart.
Des protestations qui desservent la cause du Celtic
Ces gestes symboliques, dirigés contre la direction du club, ont selon O'Neill complètement manqué leur cible. L'entraîneur a assumé la responsabilité de la prestation décevante de son équipe, mais il estime que le contexte créé par les supporters a été un cadeau empoisonné. Il a laissé entendre qu'un joueur adverse pouvait se sentir parfaitement à l'aise dans un tel environnement, loin de l'intimidation légendaire du stade écossais.
Ce retour amer de Martin O'Neill, figure emblématique du club au tournant du siècle, souligne un profond malaise entre la base supporter et l'institution. Alors que le Celtic cherche à se relancer en Coupe d'Europe, ce conflit interne pourrait bien être son pire adversaire.
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