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Di Canio critique violemment le football italien

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L'ancien attaquant de West Ham et de la Lazio, Paolo Di Canio, a lancé une charge virulente contre le football italien. Sa colère fait suite à une semaine noire pour les clubs de Serie A en Ligue des champions et à une comparaison qu'il juge indécente.

Une semaine catastrophique en Europe

Les défaites de la Juventus, de l'Atalanta et de l'Inter lors de leurs premiers matchs de barrages de la Ligue des champions ont servi de déclencheur. Pour Di Canio, ces résultats ne sont pas une surprise mais le reflet d'un profond décalage. Il estime que la Premier League évolue sur une autre planète et que l'auto-satisfaction italienne est injustifiée.

L'exemple du Napoli, largement battu 6-0 par le PSV Eindhoven, est selon lui symptomatique. Il rappelle également la finale perdue par l'Inter contre le PSG (5-0), un score qui aurait pu être encore plus lourd. Pour lui, la perception d'une Italie « phénoménale » est un leurre face à la dure réalité des résultats.

Une comparaison qui passe mal

Le débat a pris une tournure plus personnelle lorsque l'entraîneur de l'AS Roma, Gian Piero Gasperini, a évoqué des similitudes entre l'attaquant néerlandais Donyell Malen et la légende italienne Gianluca Vialli, récemment disparue.

Di Canio, très proche de Vialli de son vivant, a vivement réagi. Il a souligné que Malen, âgé de 27 ans, était un joueur de complément à Aston Villa, derrière des attaquants considérés comme plus forts. Le voir comparé à une icône comme Vialli après seulement cinq buts en cinq matches en Italie lui semble totalement disproportionné et irrespectueux.

Un constat sévère sur le championnat

L'ancien joueur a étendu sa critique au championnat italien dans son ensemble. Il a raillé la difficulté supposée de jouer à Pisa, une équipe qui a marqué seulement deux buts en douze matches à domicile cette saison. Pour lui, le niveau général est surévalué.

Il a aussi remis en cause la qualité des joueurs italiens eux-mêmes, pointant du doigt le fait qu'aucun d'entre eux n'a été recruté par un grand club européen depuis quinze ans. Un silence du marché qui, selon lui, en dit long sur leur considération à l'étranger.

Le réquisitoire de Paolo Di Canio dresse un portrait sans concession d'un football italien qu'il estime à la traîne, tant sur le plan des résultats que dans son analyse et son humilité.

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Rédigé par
Giulia Romano

Basée à Turin, Giulia Romano couvre quotidiennement la Serie A italienne : Juventus, Inter, Milan AC, Napoli, AS Roma, Fiorentina… Elle analyse les performances, les déclarations des entraîneurs, les mouvements de joueurs, les blessures, les retours, les tendances tactiques et les parcours des clubs italiens en compétitions européennes. Son expertise, mêlant observations terrain, données statistiques et suivi des conférences de presse, renforce fortement la couverture du football italien sur LiveFoot.

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