La défaite du Paris Saint-Germain à Rennes (3-1) en ouverture de la 22e journée de Ligue 1 a immédiatement fait éclater une crise interne. La prestation défaillante des champions de France a révélé des tensions jusqu'alors contenues au sein de l'effectif.
Dembélé sonne l'alarme
À l'issue de la rencontre, Ousmane Dembélé n'a pas caché son amertume devant les micros. L'attaquant international a pointé du doigt un problème d'état d'esprit au sein du groupe, estimant que certains joueurs privilégiaient leurs performances individuelles au détriment de l'intérêt collectif. Il a rappelé que la réussite de la saison précédente reposait sur la priorité absolue donnée au club, une mentalité qu'il juge aujourd'hui affaiblie.
La réponse cinglante de Luis Enrique
Interrogé sur ces déclarations, l'entraîneur Luis Enrique a adopté une position d'une extrême fermeté. De manière inhabituelle, il a choisi de s'exprimer en espagnol pour éviter toute ambiguïté. Le technicien a balayé d'un revers de main les propos tenus par ses joueurs dans la chaleur de l'après-match, les attribuant à la simple frustration. Il a surtout réaffirmé avec force son autorité exclusive sur l'équipe, martelant qu'aucun joueur ne serait jamais placé au-dessus de l'institution parisienne. Son avertissement a été sans équivoque : la remise en cause de cette hiérarchie mettrait en péril l'ensemble de son projet sportif.
Une unité à reconstruire à la hâte
Cette fracture publique survient au pire moment pour le PSG. Le club doit maintenant se tourner vers l'objectif principal de sa saison : la Ligue des champions. Les Parisiens affronteront l'AS Monaco dès mardi en barrage aller de la prestigieuse compétition européenne. Face à une attaque inefficace et une défense fébile observées en Bretagne, Luis Enrique a pour mission urgente de ressouder son groupe. La restauration de l'unité et de la cohésion est devenue l'impératif absolu pour éviter un nouvel échec continental.
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