Le Vélodrome tremble sur ses bases. Le départ de Roberto De Zerbi, acté ce week-end, ne se limite pas à un simple changement d'entraîneur. Il a ouvert une crise de gouvernance qui pourrait bien emporter les têtes pensantes du projet olympien.
Une direction en sursis
Selon des informations concordantes, le président Pablo Longoria et le directeur du football Medhi Benatia seraient profondément affectés par cette décision. Les deux hommes, architectes d'un plan de reconstruction sur trois ans, envisageraient désormais leur propre avenir au club. Leur position, déjà mise à mal par les mauvais résultats sportifs, apparaît plus fragile que jamais.
La lourde défaite concédée face au PSG (5-0) a servi de révélateur brutal des dysfonctionnements. Le modèle de gestion, basé sur un mercato perpétuel et la revente rapide des talents, montre ses limites. Au sein du vestiaire, certains cadres estiment que le technicien italien n'était pas le seul responsable de la dérive.
L'ombre du conseil de surveillance
Au-dessus de la direction opérationnelle, la gouvernance du club, incarnée par Shéhérazade Semsar-de Boisséson, proche de l'actionnaire Frank McCourt, observe la situation avec attention. L'histoire récente de l'OM a montré que les présidents pouvaient être remerciés si la situation sportive ne s'améliorait pas rapidement, à l'image de Jacques-Henri Eyraud.
Dans l'immédiat, la priorité est de nommer un successeur à De Zerbi pour assurer l'intérim, notamment avant la réception de Strasbourg. Mais la question fondamentale demeure : l'Olympique de Marseille peut-il se stabiliser alors que son banc de touche vient de s'effondrer et que sa direction est ébranlée ?
À Marseille, les crises ont toujours une fâcheuse tendance à se propager. Si Longoria et Benatia venaient à quitter le navire à leur tour, le club se retrouverait face à un vide abyssal, véritable navire sans capitaine en pleine tempête.
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