La défaite écrasante concédée face au PSG (5-0) est bien plus qu'un simple revers. Elle agit comme une radiographie implacable des profonds dysfonctionnements qui minent actuellement l'Olympique de Marseille. Sur la pelouse du Parc des Princes, l'équipe a donné l'image d'un collectif en rupture totale avec les instructions de son technicien.
Un message qui ne passe plus
Roberto De Zerbi, connu pour son exigence et sa passion communicative, ne parvient plus à faire adhérer le groupe à son projet. Selon des informations concordantes, plusieurs éléments clés de l'effectif peinent à intégrer des consignes tactiques perçues comme trop fluctuantes et parfois incohérentes d'une rencontre à l'autre. Ces changements constants brouillent les repères des joueurs, qui évoluent avec une méfiance palpable, particulièrement lors des matches à enjeu.
Des tentatives d'électrochoc infructueuses
Le staff marseillais a pourtant tenté de réagir ces dernières semaines. Des rencontres avec les représentants des supporters ou des mises à l'écart symboliques ont été mises en place, sans succès durable. L'humiliation parisienne a confirmé que le malaise dépasse largement une simple question de forme ou de motivation. Il s'agit désormais d'un déficit d'adhésion fondamental au modèle de jeu proposé, le vestiaire paraissant incapable de suivre le rythme et l'intensité demandés.
Une fracture désormais humaine
Au centre d'entraînement de la Commanderie, l'atmosphère est tendue. L'entraîneur italien aurait le sentiment d'être trahi par des joueurs qu'il a souvent défendus en public. À l'inverse, une lassitude grandissante se serait installée parmi les troupes, excédées par un management perçu comme trop abrupt. Si les conflits ouverts sont évités, le désaccord se lit clairement dans les attitudes sur le terrain. La rupture n'est plus seulement sportive, elle est devenue personnelle.
Une décision urgente pour la direction
La situation place désormais la direction de l'OM dans l'obligation d'agir vite. L'objectif de se maintenir sur le podium de Ligue 1 est compromis par ce climat délétère. Une clarification entre Roberto De Zerbi et ses supérieurs paraît inévitable pour tenter de sauver la fin de saison. La question centrale reste de savoir si le groupe est encore en capacité de se mobiliser pour son coach jusqu'en mai. Le Classico perdu a laissé une trace bien plus profonde qu'une simple défaite au classement ; il a révélé une crise de confiance sans précédent au sein de l'institution marseillaise.
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