Vétéran de la Serie A, le Brésilien Juan Jesus livre une analyse sans concession sur l'impact de la vidéo à l'arbitrage. Pour le défenseur de Naples, cette technologie, loin de clarifier les décisions, a plongé le football italien dans une ère de controverses permanentes.
Un constat d'échec pour la vidéo
Après quinze saisons en Italie, Juan Jesus a connu toutes les évolutions, y compris l'époque des arbitres additionnels derrière les buts. S'il reconnaît l'intention louable d'aider les arbitres, il constate surtout que le débat s'est déplacé sur chaque action litigieuse, des penalties aux cartons. Le joueur estime que le système actuel ne représente pas une avancée, mais plutôt un recul, générant une polémique constante qui nuit à l'image du sport.
La confusion nuit à la passion
Le défenseur illustre son propos en évoquant des situations concrètes, comme un penalty récent accordé à son équipe contre Gênes, qui a entraîné les vives critiques de l'entraîneur adverse Daniele De Rossi. Juan Jesus partage ce sentiment, pointant une forme de confusion dans l'application des règles. Il craint que les joueurs n'adoptent des comportements opportunistes, cherchant délibérément le contact ou la main adverse, transformant ainsi l'esprit du jeu en une recherche permanente de fautes.
Les géants d'hier seraient expulsés aujourd'hui
Pour conclure, le Brésilien rend hommage aux grands défenseurs qu'il a côtoyés, des piliers de la Juventus comme Chiellini aux rocs de l'Inter. Il affirme que leur style de jeu, basé sur un engagement physique assumé, serait impossible à tenir avec l'arbitrage vidéo actuel. Selon lui, ces légendes joueraient un match avant de devoir purger une suspension au suivant, soulignant à quel point l'essence du football de contact a disparu.
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