La Juventus s'est lourdement inclinée (3-0) en quarts de finale de la Coupe d'Italie face à l'Atalanta Bergame, une rencontre marquée par un penalty litigieux en première période. Le défenseur brésilien Gleison Bremer, à l'origine de la main sanctionnée, a livré une analyse mêlant respect de la décision et frustration.
Un penalty « littéral » qui change la donne
Alors que la Juventus démarrait fort et frôlait l'ouverture du score par Conceição, l'action contestée est survenue autour de la 25e minute. Sur un centre d'Ederson, le ballon a dévié du corps de Bremer avant de finir dans les bras du gardien Mattia Perin. L'arbitre Michael Fabbri, après consultation de la VAR, a désigné le point de penalty pour une main du défenseur.
Interrogé après la rencontre, Bremer a adopté un discours nuancé. Il a reconnu que, strictement selon les règles, la sanction pouvait se justifier, soulignant que l'équipe devait l'accepter. Dans le même temps, en tant que défenseur, il a laissé transparaître son désaccord de principe avec ce type de décision, estimant qu'elle avait radicalement modifié le cours d'une partie jusque-là équilibrée.
Une Juve impuissante et inefficace
Le penalty, transformé par Gianluca Scamacca, a donné l'avantage à l'Atalanta. Les Turinois, visiblement affectés, n'ont ensuite jamais réussi à revenir au score, multipliant les occasions manquées. En fin de match, l'Atalanta a alourdi la marque par Kamaldeen Sulemana et Mario Pasalic, scellant un succès sans appel (3-0).
Bremer a pointé du doigt cette inefficacité chronique devant le but, un problème récurrent selon lui, déjà observé face à des équipes comme Cagliari ou Lecce en championnat. Malgré la déception, le Brésilien a tenu à présenter ses excuses aux supporters pour le score sévère, tout en appelant à un rebond immédiat.
Un débat technique relancé
L'incident a relancé le débat éternel sur l'interprétation de la faute de main. En plateau, l'ancien arbitre Graziano Cesari a estimé que la position du bras de Bremer était naturelle dans sa course et qu'il n'avait fait aucun mouvement volontaire vers le ballon, qualifiant ce genre de penalty « d'anti-football ».
Malgré la controverse, Bremer et la Juventus semblent vouloir tourner la page rapidement. Le défenseur a évoqué le début d'une « nouvelle ère » sous la direction de leur entraîneur, Luciano Spalletti, et la nécessité de tirer les leçons de cet échec. L'Atalanta, elle, se qualifie pour les demi-finales où elle affrontera le vainqueur de la confrontation entre Bologne et la Lazio.
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