Le début de mandat d'Alvaro Arbeloa sur le banc du Real Madrid est loin d'être un long fleuve tranquille. Malgré des résultats mitigés, comme une élimination précoce en Copa del Rey et des difficultés en Ligue des Champions, l'ancien latéral a réussi à resserrer l'écart en championnat, à un seul point du rival barcelonais.
Une ambiance améliorée mais des doutes persistants
Si la tension qui régnait sous l'ère Xabi Alonso semble s'être dissipée, créant une atmosphère de travail plus sereine, la méthode d'Arbeloa interroge. Le technicien, promu depuis l'équipe réserve, a fait de la proximité avec son groupe une priorité, une approche parfois jugée excessive par certains observateurs internes.
Les joueurs font pression sur les compositions
Cette volonté de coller à ses troupes l'a visiblement conduit à revoir certains de ses choix. Lors de la défaite face à Benfica, l'absence de Dani Ceballos parmi les remplaçants utilisés avait suscité l'incompréhension de plusieurs cadres, qui n'ont pas hésité à le lui faire savoir. Face au Rayo Vallecano la semaine suivante, le milieu de terrain est entré en jeu dès la mi-temps, un changement perçu comme une réponse à ces critiques.
Un manque de vision tactique claire
Au-delà des changements, c'est l'absence de marqueur tactique fort qui est pointée du doigt. Le vestiaire madrilène attendait une empreinte plus nette de son entraîneur. Les discussions animées qui ont suivi la victoire contre Rayo, retardant même la conférence de presse, en sont la preuve. Joueurs et staff n'étaient pas alignés sur la lecture du match et les options prises.
La perception d'un intérimaire
Conséquence de ces tensions, Alvaro Arbeloa est perçu par une large partie du groupe comme le patron de la Castilla qui assure l'intérim, et non comme la solution à long terme pour le Santiago Bernabéu. Sa légitimité semble fragile et son avenir au club pourrait se jouer dès cet été, en l'absence d'amélioration significative.
Une période de deux semaines sans match en milieu de semaine s'ouvre désormais, offrant à Arbeloa et à son préparateur physique Antonio Pintus une fenêtre cruciale pour imposer leurs idées sur le terrain d'entraînement. Le compte à rebours est lancé.
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