Le Séville FC respire un peu mieux après une victoire cruciale face à l'Athletic Club. Ce succès en championnat offre un répit bienvenu à un club en pleine tourmente, tant sur le terrain qu'en dehors. L'équipe de Matías Almeyda a puisé dans ses forces vives pour s'imposer, alignant pas moins de sept joueurs formés au club lors de cette rencontre.
Une identité retrouvée sous la direction d'Almeyda
L'entraîneur argentin a réussi à insuffler une discipline collective à son groupe. Son approche, basée sur un pressing intense et une défense compacte, commence à porter ses fruits malgré les limites du effectif. Des joueurs comme Alexis Sánchez adhèrent totalement à ces exigences, symbolisant l'engagement requis. Cette cohésion permet au club de viser le maintien en milieu de tableau, loin des sommets européens qui étaient autrefois sa norme.
Une gouvernance en crise et des finances alarmantes
Les problèmes du Séville FC dépassent largement le cadre sportif. Une guerre de pouvoir oppose le président actuel, José María del Nido Carrasco, à son propre père, José María del Nido Benavente. Cette discorde paralyse la prise de décision et empêche toute vision à long terme. Sur le plan financier, la situation est critique. Le club a enregistré des pertes colossales, approchant les 54 millions d'euros pour la saison 2024/2025, principalement dues à l'absence de revenus européens.
Sergio Ramos, le sauveur potentiel
Dans ce contexte, une nouvelle inattendue a fait l'effet d'une bombe. Sergio Ramos, légende du club formé à l'Académie, ne prépare pas un retour sur les pelouses, mais dans la tribune des actionnaires. Une lettre d'intention a été signée par un consortium qu'il mène, évaluant le club à environ 450 millions d'euros. Ce groupe, soutenu par des investisseurs américains via le fonds Five Eleven Capital, bénéficie d'une période d'exclusivité de trois mois pour examiner les comptes.
L'objectif est clair : racheter les parts des familles en conflit, apurer les dettes à court terme et procéder à une augmentation de capital pour assainir la structure financière. Antonio Cordón, le directeur sportif actuel du club et ancien de Five Eleven Capital, aurait joué un rôle clé dans ce rapprochement. Cependant, l'accord reste fragile, le principal actionnaire ayant affirmé ne pas avoir été contacté directement.
Un avenir entre espoir et incertitude
Pour les supporters, l'heure est à la patience. Le chemin vers les nuits européennes sera long et passera par une rigueur financière et un recours accru à la formation. Le projet de rachat mené par Sergio Ramos apparaît comme la meilleure chance de tourner la page des querelles intestines et de reconstruire le club sur des bases saines. L'ère du « miracle Monchi » est révolue, et le Séville FC doit désormais inventer un nouveau modèle pour retrouver la lumière.
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