Le Hamburger SV est de nouveau monté au créneau. Le conseil de surveillance du club de Bundesliga a publié, ce lundi, un long communiqué pour répondre point par point aux récentes déclarations de son ancien directeur sportif, Stefan Kuntz.
Un conflit né d'accusations graves
L'affaire a éclaté au grand jour après la démission surprise de Kuntz au début du mois. La véritable raison de son départ serait liée à des allégations de harcèlement sexuel dans son environnement professionnel. Après les dénégations fermes de l'ancien international allemand, le club avait rapidement confirmé l'existence de ces accusations.
Dans une interview accordée au Süddeutsche Zeitung, Kuntz a affirmé n'avoir été informé de rien et s'être vu refuser la possibilité de se défendre. C'est cette version des faits que le HSV entend aujourd'hui rectifier de manière formelle.
Le club déroule un calendrier précis
Le communiqué du club hambourgeois est sans équivoque. Il affirme que plusieurs lanceurs d'alerte ont décrit, de manière crédible et indépendante, des manquements graves ayant déclenché une enquête interne. Face à ces éléments, le conseil de surveillance estime avoir agi avec célérité et responsabilité.
Le HSV conteste catégoriquement l'idée que Kuntz n'a pas été informé. Selon le club, l'intéressé a été formellement averti de l'enquête le 18 décembre. Dès le lendemain, ses avocats de l'époque auraient reçu, sous forme anonymisée, le contenu de tous les témoignages.
Le club précise avoir proposé deux dates d'audition, les 22 et 23 décembre, via ses conseils juridiques, sans obtenir de réponse. À la demande de Kuntz, deux autres rendez-vous auraient ensuite été fixés avant le 27 décembre, mais tous deux reportés ou annulés par sa partie.
Kuntz aurait finalement refusé de se défendre
Le 27 décembre, Kuntz, ayant changé d'avocat, aurait demandé une audition le 29 à 11h. Cependant, la veille de ce rendez-vous, ses nouveaux conseils auraient indiqué qu'il ne serait plus disponible pour s'expliquer, préférant utiliser ce créneau pour négocier un accord de rupture. L'ancien dirigeant et ses avocats auraient finalement refusé de participer à cette réunion.
Le HSV aborde également l'argument de la discrétion, avancé par Kuntz pour justifier son refus d'audition. Le club reconnaît qu'un accord à l'amiable était présenté comme un moyen d'éviter une enquête longue et potentiellement publique. Il laisse entendre que Kuntz, conscient de la solidité des accusations, a jugé cette voie préférable.
Une plainte pénale mise en cause
Le communiqué évoque enfin une autre facette de l'accord : le retrait d'une plainte pour harcèlement criminel déposée par Kuntz contre l'un de ses accusateurs présumés. Le HSV affirme que le contenu de cette plainte, qu'il n'a pu consulter que le 30 décembre, s'avère en partie inexact.
Le conseil de surveillance conclut en exprimant son regret que des rectifications publiques aient été rendues nécessaires, estimant que les déclarations de l'ancien directeur sportif ont nui à l'intérêt de toutes les parties concernées.
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