La Ligue des Champions a offert un spectacle amer aux supporters de l'Olympique de Marseille ce mercredi. Au Vélodrome, les hommes de Roberto De Zerbi se sont inclinés lourdement face à Liverpool sur le score de trois buts à zéro. Un revers qui a immédiatement suscité le débat parmi les observateurs.
Un fossé reconnu, des interprétations divergentes
Sur le plateau du Canal Champions Club, l'ancienne internationale française Laure Boulleau et l'ex-meneur phocéen Samir Nasri ont partagé leur vision de la rencontre. Les deux consultants s'accordent sur un point fondamental : la supériorité des Reds était tangible. Au-delà de ce constat, leurs analyses empruntent des chemins différents pour expliquer l'ampleur de la défaite.
Laure Boulleau a pointé du doigt un certain manque de mordant de la part des Marseillais. Selon elle, malgré la puissance adverse, des opportunités se sont présentées en seconde période sans être exploitées. Elle estime que pour rivaliser avec un géant européen, même en période de doute, une équipe doit atteindre un niveau d'engagement et d'intensité maximal, ce qui n'a, à ses yeux, pas été le cas.
Nasri défend l'OM face à un bloc imprenable
Samir Nasri, quant à lui, a adopté une perspective plus indulgente envers son ancien club. Pour l'ancien milieu, la faute ne réside pas dans un manque de volonté, mais dans la qualité défensive presque parfaite de Liverpool. Il a souligné l'organisation compacte et la discipline des Anglais, qui ont étouffé toute tentative de jeu construit venant de l'arrière.
Nasri a suggéré que pour déstabiliser une telle armada, il aurait peut-être fallu opter pour un football plus direct, basé sur le désordre et la conquête des deuxièmes ballons. Face à un adversaire aussi solide, la stratégie de possession méticuleuse s'est révélée inefficace. Il conclut que les Phocéens n'ont pas à rougir de leur prestation, tant l'écart de niveau était manifeste.
Cette divergence de points de vue illustre bien le débat qui anime le football après une large défaite : faut-il incriminer les carences du perdant ou saluer la maîtrise du vainqueur ? Pour l'OM, la leçon est dure, mais le chemin en Ligue des Champions est encore long.
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