Le quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal a basculé sur un geste. À la 108e minute, après un temps additionnel record et une interruption de plus de quinze minutes due à des incidents, Brahim Diaz s'est avancé vers le point de penalty.
Une Panenka fatale
Porteur des espoirs de toute une nation, le milieu de terrain du Real Madrid a choisi l'audace là où la simplicité était attendue. Au lieu d'une frappe puissante, il a tenté une Panenka. Le geste, mal exécuté et manquant de hauteur, est allé directement dans les bras d'un Édouard Mendy qui n'a même pas eu à bouger. Une tentative qui a semblé manquer cruellement de lucidité dans un contexte déjà extrêmement tendu.
La détresse de Brahim Diaz
Les conséquences psychologiques ont été immédiates et visibles. Les caméras ont saisi Brahim Diaz en larmes à la fin du temps réglementaire, visiblement anéanti par son erreur. Incapable de se ressaisir, il a été remplacé dès le début des prolongations par Amine Adli, sur décision de l'entraîneur Walid Regragui.
L'attente interminable, entre le vestiaire et la pelouse, a brisé le rythme du tireur. Le climat de contestation créé par l'équipe sénégalaise a ajouté une pression supplémentaire, rendant la tâche presque insurmontable. Ce penalty manqué a paradoxalement redonné de l'énergie au Sénégal, relançant complètement la dynamique du match.
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